L'idée d'organiser cette opération m'est venue à la suite de l'observation d'une photographie d'un groupe d'élèves dont aucun ne portait de lunettes !

Dans une classe équivalente en France ou en Europe, on aurait pu constater que plus de 20% des élèves portent des lunettes.

Nous avons donc dans un premier temps envisagé de faire un dépistage des troubles de l'acuité visuelle au moyen de techniques simples (échelle de Monoyer).

Cette opération a pu être mise en oeuvre lors de la mission de trois jeunes volontaires en 2012. Le dépistage a concerné 570 élèves de différentes écoles du district.

Il aura fallu attendre 2014 pour mener à bien la première opération qui a permis d'équiper une cinquantaine de personnes dont une majorité d'élèves du secondaire.

Nous avons pu mettre en oeuvre cette dernière opération grace à la mobilisation de certaines personnes (parents d'élèves du primaire, élèves eux-mêmes, opticien) qui ont collecté ou fourni des lunettes.

Les articles suivants décrivent les différentes étapes de cette belle opération qui a probablement transformé la vie de certains élèves.

 

Henri RECH

L’opération « lunettes » s’est déroulée, dans l’école primaire St Bridget.

Nous étions passés chez l’ophtalmologiste à Nairobi (Dr Mary Wamuyu). Elle avait pu avant son déplacement calculer les caractéristiques optique des lunettes récoltées par Laetitia HERNANDEZ et que j’avais transportées. Le samedi elle est venue avec un autre ophtalmologiste et un assistant pour une séance d’examen qui a duré toute la journée et leur a permis d’attribuer des lunettes à 62 personnes. Tous les élèves figurant sur la liste des déficients établie par nos trois volontaires, Charlotte, Nicolas et Victor en juillet 2012, et qui sont venus, ont eu une confirmation de leur déficience. Trois jeunes filles ont pu être équipées d’emblée (voir video). Le problème était de trouver l’adéquation entre le déficit, les montures et la correction. Les autres ont pu choisir leurs montures et les verres ont été posés ultérieurement par le Dr Mary Wamuyu. Br John a ramené à Yenzuva les lunettes ainsi préparées lors de son retour à Yenzuva. Les ophtalmologistes avaient par ailleurs prescrit des collyres.

La joie des jeunes filles "équipées" de lunettes dès le premier jour fut un grand moment d'émotion pour elles et pour nous, avec l'énorme satisfaction de percevoir l'utilité de nos actions.

Henri RECH

 

L’idée de mettre en œuvre un dépistage des troubles de l’acuité visuelle, m’est venue en observant une photo d’une classe d’élèves de Yenzuva Secondary School. Sur environ cinquante élèves, aucun ne portait de lunettes, alors que dans la même tranche d’âge, en France, une dizaine d’enfants en auraient porté. Il m’a donc paru que ceci nécessitait une opération de dépistage des élèves ayant un trouble de l’acuité visuelle et par la suite de corriger ce handicap, ce qui pourrait certainement favoriser la réussite scolaire.

Une première étape en 2012

En 2012 nous avons eu la chance de recueillir la candidature de trois jeunes volontaires : Charlotte, Nicolas et Victor pour une mission à Yenzuva. La mission qui s’est déroulée en juillet 2012 a consisté en trois principales actions : peindre l’école primaire, faire un reportage sur l’alimentation en eau de boisson et faire un dépistage des troubles de l’acuité visuelle au moyen d’une échelle de Monoyer. 570 élèves ont bénéficié de ce dépistage dans différentes écoles de Yenzuva. Ce dépistage avait permis d’identifier une dizaine d’élèves souffrant de troubles importants de l’acuité visuelle, et d’autres ayant un déficit plus limité, qui auraient pu aussi bénéficier de mesures de correction au moyen de lunettes.

Dépistage des troubles de l’acuité visuelle au moyen d’une échelle de Monoyer

Les premières mesures avaient consisté à informer les élèves eux-mêmes, leurs familles et les enseignants, qui avaient pris en compte le handicap en positionnant par exemple les élèves les plus touchés au premier rang de la classe.

Nous avons bien sûr envisagé de faire faire un examen, par un spécialiste, de la dizaine d’élèves les plus touchés par le déficit, afin de corriger leur trouble le plus efficacement possible, mais Yenzuva se trouve à 3H de route de Nairobi et nous envisageons de faire venir un spécialiste lors de notre prochain déplacement.

Depuis que s’est-il passé ?

  • En France, nous avons reçu des lunettes par l’intermédiaire de membres de l’association et les avons conservées, en vue de les transporter lors d’un prochain déplacement.
  • Au Kenya, Br John MUSYOKI, le coordonnateur de nos actions, a contacté des spécialistes pour mettre en place l’intervention de l’un d’entre eux, sur place, afin d’examiner les enfants.
  • Plus récemment nous avons eu une proposition d’une maman d’élèves d’une école primaire de la Haute Garonne, pour un recueil de lunettes de jeunes enfants et nous avons bien sûr donné un avis favorable.

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